confinement-polution-coronavirus-satellite

Le confinement est-il bénéfique pour l’environnement ?

Depuis le début du confinement, de nombreuses photos sont partagées en vantant les mérites du confinement pour la biodiversité et l’atmosphère. Mais quand est-il réellement ?

confinement-polution-coronavirus-satellite
© ESA

Les satellites observent réellement une baisse de la concentration de dioxyde d’azote

Fermetures des usines, télétravail, boulevards quasiment déserts en heures de pointes, pas de doutes, le confinement impacte significativement la pollution des pays. Le satellite européen Sentinel-5P a cartographié l’Europe et la Chine, et montre une baisse de la concentration de dioxyde d’azote (No2). En dix jours, les données collectées par le satellite permettent de faire des comparaisons qui ne laissent pas de place au doute.

Le monoxyde de carbone en baisse surtout en Chine.

La fermeture des usines à charbon dans l’Empire du Milieu est en grande partie responsable de la baisse du CO2 depuis mi-février. Le charbon représente près de deux tiers du mix énergétique chinois, contrairement aux pays européens où cette énergie est de moins en moins utilisée. La baisse de CO2 a été observée grâce à « L’Interféromètre atmosphérique de sondage dans l’infrarouge (IASI) » il s’agit d’un capteur placé sur un satellite météorologique européen. Grâce à cet outil, les chercheurs du Laboratore atmosphères et observations spatiales ont pu apercevoir une baisse de CO2 de l’ordre de 10% à 40% au-dessus de Wuhan (Ville à l’origine de la pandémie du nouveau coronavirus) et de Pékin, la capitale.

L’impact environnemental sera-t-il bénéfique sur le long terme ?

C’est l’exposition à la pollution atmosphérique sur le long terme qui provoque les maladies respiratoires. Ainsi, pour que le confinement ait de véritables effets bénéfiques sur la santé, il faudra que cette situation dure bien plus longtemps. Ça ne va bien évidemment pas être le cas et au bout de quelques mois la vie va reprendre son cours. Pire, la crise sanitaire peut détourner l’attention de la classe politique des problèmes environnementaux comme l’a montré l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) lors de la crise de 2008.

Rappel : Aujourd’hui, la pollution atmosphérique provoque 8.8 millions de décès par an dans le monde

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *